Mardi 19 février 2008
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10:28
parlé hier avec ma mère. c'est elle qui est venue me voir et son unique question a été : et il fait beau à Munich ? ah je me trompe, elle a aussi dit : 'et toi, comment vas-tu ?'. ça lui permet de
ne pas faire la démarche de me parler, mais simplement de me dire que comme elle a plusieurs enfants, elle se doit de me parler.
je ne peux pas dire que ça me blesse car maintenant je sais qu'elle ne (re)deviendra jamais une maman normale. et cela nous aide à comprendre pourquoi on est comme on est.
à moitié dépressif, à moitié dingue, inadapté, tout le temps à la recherche de quelque chose qu'on n'a pas...
elle me dit : 'mais pourquoi es-tu si agressive ?'.
elle est juste dingue, malade. et je veux bien lui trouver des tonnes de circonstances atténuantes, mais ça ne changera pas le fait : elle est dure, méchante, malade. Et tout ce qu'on pourra dire pourra être retenu contre nous, elle ne comprendra jamais que nous aussi nous avons un ressenti. Bref, elle est paranoïaque pour s'éviter de penser qu'éventuellement elle peut faire du mal aux autres. C'est une victime. Et c'est probablement vrai en un sens, mais certainement pas vis-à-vis de moi.
Parce que oui, on est probablement toujours la victime de quelqu'un. mais il n'empêche qu'on doit assumer quelques fois ses responsabilités. Et tenter de se mettre dans la peau de la personne en face, ça peut aider...
je ne sais pas trop ce que je suis dans sa tête. En tout cas pas une killeuse du commerce, mais plutôt j'étais censée devenir une intellectuelle ou une mère au foyer avec un mari aimant ? une artiste... une fleur bleue...
elle n'avait peut-être pas une bonne opinion de moi. je ne peux lui en vouloir. car elle n'a pas une bonne opinion d'elle-même alors comment transmettre ? c'est pourquoi je ne veux pas faire d'enfant de si tôt.
j'ai besoin de la sécurité qu'Alessandro m'offre. je suis désespérée, mon coeur est totalement désespéré. j'aimerais surtout qu'il me serre dans ses bras plus souvent. mais simultanément je ne peux rien demander. il doit tout me donner de lui-même, je ne pourrai même pas me baisser pour ramasser un chouïa de tendresse.
Et je le fais pleurer des fois, mais il sait que je suis comme ça, sans tendresse et en même temps ayant énormément besoin peut-être de lui. Du moins je ne le sens pas, mais je pense que je vais avoir besoin de lui.
je m'en fiche de ta vie, de ton regard sur moi, je me suis détachée de tout ça. Et donc, pourquoi as-tu peur de tout maintenant Gabrielle ?
quels sont tes motifs ?
Mais c'est vrai que je réagis peut-être en face d'elle de la même façon qu'elle réagit en face de moi. Oui, sans doute.
Mais je ne ressens plus aucun sentiment à ton égard maman, d'ailleurs je ne ressens plus aucun sentiment tout court, et d'ailleurs ne plus rien ressentir, ça va peut-être me permettre de vivre, enfin.
j'ai mal. et je suis mal. mon moral, c'est ma plus grande faiblesse.
mon moral c'est mon unique faiblesse. je suis jeune, plutôt mignonne, pas conne, mais je meurs, je pleure même pas, je suis froide ! je suis gelée ! et j'aime pas mon mec, et comment savoir si un jour je vais l'aimer ?
ne laisse pas tes parents décider pour toi Alessandro, tu as 25 ans...
je ne peux pas dire que ça me blesse car maintenant je sais qu'elle ne (re)deviendra jamais une maman normale. et cela nous aide à comprendre pourquoi on est comme on est.
à moitié dépressif, à moitié dingue, inadapté, tout le temps à la recherche de quelque chose qu'on n'a pas...
elle me dit : 'mais pourquoi es-tu si agressive ?'.
elle est juste dingue, malade. et je veux bien lui trouver des tonnes de circonstances atténuantes, mais ça ne changera pas le fait : elle est dure, méchante, malade. Et tout ce qu'on pourra dire pourra être retenu contre nous, elle ne comprendra jamais que nous aussi nous avons un ressenti. Bref, elle est paranoïaque pour s'éviter de penser qu'éventuellement elle peut faire du mal aux autres. C'est une victime. Et c'est probablement vrai en un sens, mais certainement pas vis-à-vis de moi.
Parce que oui, on est probablement toujours la victime de quelqu'un. mais il n'empêche qu'on doit assumer quelques fois ses responsabilités. Et tenter de se mettre dans la peau de la personne en face, ça peut aider...
je ne sais pas trop ce que je suis dans sa tête. En tout cas pas une killeuse du commerce, mais plutôt j'étais censée devenir une intellectuelle ou une mère au foyer avec un mari aimant ? une artiste... une fleur bleue...
elle n'avait peut-être pas une bonne opinion de moi. je ne peux lui en vouloir. car elle n'a pas une bonne opinion d'elle-même alors comment transmettre ? c'est pourquoi je ne veux pas faire d'enfant de si tôt.
j'ai besoin de la sécurité qu'Alessandro m'offre. je suis désespérée, mon coeur est totalement désespéré. j'aimerais surtout qu'il me serre dans ses bras plus souvent. mais simultanément je ne peux rien demander. il doit tout me donner de lui-même, je ne pourrai même pas me baisser pour ramasser un chouïa de tendresse.
Et je le fais pleurer des fois, mais il sait que je suis comme ça, sans tendresse et en même temps ayant énormément besoin peut-être de lui. Du moins je ne le sens pas, mais je pense que je vais avoir besoin de lui.
je m'en fiche de ta vie, de ton regard sur moi, je me suis détachée de tout ça. Et donc, pourquoi as-tu peur de tout maintenant Gabrielle ?
quels sont tes motifs ?
Mais c'est vrai que je réagis peut-être en face d'elle de la même façon qu'elle réagit en face de moi. Oui, sans doute.
Mais je ne ressens plus aucun sentiment à ton égard maman, d'ailleurs je ne ressens plus aucun sentiment tout court, et d'ailleurs ne plus rien ressentir, ça va peut-être me permettre de vivre, enfin.
j'ai mal. et je suis mal. mon moral, c'est ma plus grande faiblesse.
mon moral c'est mon unique faiblesse. je suis jeune, plutôt mignonne, pas conne, mais je meurs, je pleure même pas, je suis froide ! je suis gelée ! et j'aime pas mon mec, et comment savoir si un jour je vais l'aimer ?
ne laisse pas tes parents décider pour toi Alessandro, tu as 25 ans...