Je pense à beaucoup de choses. Quelques fois je doute.
Je dois dire. Je ne me censure pas. J'essaye de ne rien censurer, le plus dur c'est de se comprendre soi-même.
Quels sont mes besoins ? c'est ce que je dois expérimenter de plus dur.
c'est pourquoi je souhaite ne jamais me censurer, même si c'est dur.
Je ne le quitterai jamais, je pense.
Mais quelques fois, je suis fatiguée. J'en suis fatiguée.
En fait, s'il m'appelle à 17h alors qu'on devait se voir à 19h, je suis lassée, je ne veux plus le voir autant.
Et pourtant ce mec a une véritable valeur pour moi.
Il a de la valeur car c'est un homme construit, avec de véritables objectifs dans la vie. Qui conduit sa vie, qui n'est pas conduit par elle. Qui rend le monde intelligible.
J'ai juste l'impression qu'il dévie sa trajectoire, et ça me fait chier.
Je voudrais le voir continuer à tracer sa route.
Je voudrais pouvoir aussi continuer à tracer la mienne. A chaque fois que je sors avec quelqu'un, je dévie ma route. Je finis par ne plus rien savoir sur rien.
Je finis par perdre mes 'personal values'. Je ne sais plus qui je suis.
Olivier m'a construite comme lui. Qui suis-je ? Qui étais-je avant ?
Je me moquais de lui, du sport, des valeurs masculines qu'il transmettait, et moi j'aime pourtant l'objectif, la perf., le résultat, que ça avance. et mon corps quand j'ai fait un tennis. Et l'art
aussi.
J'aime aussi être contemplative. J'ai été élevée comme ça. Contemplative, parfois oublieuse. Parfois non. Parfois avide de pouvoir, ou tout au moins d'indépendance. Cette indépendance qui n'est pas
toujours possible en couple.
En fait, il voudrait que je donne des ordres, et moi je ne sais pas comment faire pour le rendre heureux tout en me rendant heureuse.
Je voudrais que ça marche, notre couple. Alors peut-être, je devrais, à titre individuel, faire en sorte que ça marche.
Et je ne sais pas exactement ce que ça signifie, faire en sorte que ça marche.
Si si, faire ce putain de truc sur mon séjour à Munich.